Dans les années 60 et 70, les efforts visant à accroître la production privilégiaient l’utilisation de produits agrochimiques tels que les engrais et les pesticides. Mais certains effets négatifs de l’abus de ces pesticides chimiques ont été mis en évidence dans les années 80, avec pour preuves la résistance acquise par les insectes et les problèmes de santé causés par ces produits, à la fois chez les agriculteurs et les consommateurs. Une stratégie de lutte intégrée contre les ravageurs a alors été mise en place, afin de promouvoir diverses méthodes alternatives pour contenir les dégâts provoqués par les ravageurs à un niveau raisonnable. Parmi celles-ci figurent notamment les techniques de lutte culturale (ou biologique) telles que le sarclage (désherbage), la culture intercalaire et la rotation des cultures, le recours aux auxiliaires ou ennemis naturels des ravageurs et aux pesticides organiques, ainsi que l’usage limité des produits chimiques. La lutte intégrée contre les ravageurs met surtout l’accent sur la nécessité pour les agriculteurs de comprendre la biologie et les principes de la gestion écologique des ravageurs qui envahissent leurs champs et, partant, de répondre plus efficacement à leurs attaques. Ce dossier technique donne un aperçu de la philosophie qui sous-tend la lutte intégrée contre les ravageurs et évoque les nombreuses méthodes utilisées dans ce domaine.
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La lutte intégrée contre les ravageurs, qu’est-ce que c'est ? 5’54
La lutte intégrée contre les ravageurs est un système qui associe différentes formes de lutte biologiques, culturales et chimiques mais en minimisant l’usage des pesticides de synthèse.
Mieux vaut prévenir que guérir 5’42
Au lieu de combattre les ravageurs une fois qu’ils sont déjà bien établis dans un champ, la lutte intégrée insiste sur la prévention de leur établissement.
La surveillance indispensable 5’09
L’agriculteur dispose de toute une panoplie de moyens de surveillance à déployer selon les différents moments de la journée et de l’année.
Les méthodes culturales, des outils précieux de prévention 3’03
Une autre forme de contrôle biologique est l’adoption de méthodes culturales spécifiques afin d'attirer davantage les plantes bénéfiques et les ennemis naturels des ravageurs dans les champs.
Trouver à qui on a affaire 6’39
L’identification des dégâts provoqués par les ravageurs est un processus qui fait d’abord appel à tous les sens de l’agriculteur.
La lutte biologique, une priorité 7’17
La lutte biologique consiste à utiliser un ennemi naturel pour contrôler la population des ravageurs dans les champs.
Quelques succès spectaculaires de lutte biologique 7’17
La lutte biologique a connu des succès spectaculaires au cours des dernières années, comme la lutte contre la cochenille du manioc ou la jacinthe d’eau.
Utiliser des pesticides doux, naturels et non toxiques 4’19
La lutte intégrée passe également par l’utilisation de pesticides doux, naturels et non toxiques comme l’essence de piment ou de neem.
Les pesticides de synthèse, oui, mais en dernier ressort ! 4’05
La lutte intégrée ne rejette pas systématiquement les pesticides de synthèse mais recommande de les utiliser en dernier ressort, avec modération et de façon sélective.
Lutte intégrée et agriculture biologique : un mariage de raison ? 5’24
La lutte intégrée et l’agriculture biologique ont des points communs mais il ne s’agit pas de la même chose. Pourtant selon certains la première représente une transition vers l’autre.